“C’est aussi un petit coin de notre jardin ! ”

Dans l’AMAP, les adhérents sont au contact des réalités de la production. Ils espèrent voir les rêves d’Alexandre De la Crompe (au centre) se réaliser.

Des habitants de Saint-Lubin et alentours créent leur Amap. Pour disposer d’une alimentation saine, proche, et aider l’installation d’un jeune maraîcher.

Les terres se font assez lourdes sur les coteaux de Saint-Lubin. Les sols limoneux et argileux ont de tout temps vu pousser des céréales. Alexandre De la Crompe, 25 ans, a eu l’idée un peu folle d’y implanter une culture maraîchère diversifiée, sur trois hectares. Une histoire personnelle singulière qui a croisé une véritable envie locale. Élevé en région parisienne, Alexandre a fait des études de clerc de notaire. « J’ai travaillé en stage dans la région sur le foncier rural. Mon envie de travailler la terre a été parfaitement mûrie. » Ne trouvant pas de foncier en Île-de-France, il revient sur les terres de sa famille : son oncle exploitant céréalier en agriculture conventionnelle accepte de lui louer les terres dont il a besoin et de l’appuyer dans son projet.

“ Nous voulons agir sur le contenu de nos assiettes ”

« J’ai fait un BPREA en maraîchage bio, puis j’ai travaillé un an comme salarié dans une exploitation. Je sais parfaitement où je vais. Je viens de faire mes premiers semis de carottes, navets et épinards et j’installe un forage pour alimenter l’irrigation en plein champ. En mai, si tout se passe bien nous ferons nos premières récoltes ! »
“ Nous ”, ce sont tous les bénévoles qui ont accepté de le suivre dans cette aventure. Un petit groupe de militants qui ont décidé de créer l’AMAP (association de maintien de l’agriculture paysanne) Terres de Cisse pour assurer un débouché à Alexandre. « Nous voulons agir sur le contenu de nos assiettes, explique Emmanuel Michon, habitant d’Orchaise. Pour avoir des légumes de qualité et produits à côté de chez nous, il faut participer. S’imprégner de la terre, travailler aux côtés du producteur dans une ambiance festive ! » Une cinquantaine de personnes sont déjà intéressées par le projet de la jeune association qui va se constituer officiellement ce jeudi en soirée. Et acceptent de prépayer son panier, quel que soit son contenu. Si les conditions climatiques sont mauvaises, tout le monde partage ainsi les risques.
« C’est aussi un petit coin de notre jardin ! On accepte qu’Alexandre soit en conversion pendant deux ans, car on va dans le même sens, explique Stéphane Wittenberg, habitant de Saint-Lubin. Le bio implique beaucoup de contraintes et notre objectif c’est d’y arriver ensemble. » Et avec de plus en plus de participants, puisque l’objectif est d’augmenter le nombre de producteurs. Des producteurs de porcs, de fromages de chèvre, d’œufs, volailles, miel ou vins pourraient rapidement s’embarquer dans l’aventure des terres de Cisse.

Béatrice Bossard

la Nouvelle République

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